La Drôme provençale est riche d'un terroir authentique aux milles saveurs et senteurs. Plus particulièrement, le Pays de Nyons, honoré de son label "Site Remarquable du Goût" qui affiche au fil des saisons des productions AOC et AOP.

terroir

& Saveurs

Vautour en Baronnies

RICHESSE DE TERROIR

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Vautour en Baronnies

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Vautour en Baronnies
Vautour en Baronnies

RICHESSE DE TERROIR

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A LA RENCONTRE

DU TERROIR...

RICHESSE DE TERROIR

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Depuis 2000 ans, l'olivier a été à la base de la vie du Pays de Nyons : son huile, ses olives noires de variété Tanche ainsi que sa beauté et son aura nous ravissent au quotidien. Au fil des années, les oliveraies ont su côtoyer nos nombreux champs viticoles soigneusement entretenus. Le vignoble de la Drôme Provençale est la partie septentrionale des Côtes du Rhône Sud.  Mêlés à ces richesses on y trouve abricotiers, cerisiers et pêchers. La truffe noire ou Tuber Melanosporum ressemble à un tubercule noir, hérissé de minuscules pointes de diamant et finement veiné de blanc à l’intérieur. Ce prestigieux «diamant noir», autrefois consommé intensément est devenu rare et constitue de nos jours, un mets raffiné sur les meilleures tables

 

La Drôme Provençale est la frontière entre le Dauphiné et la Provence. Les champs de lavande, de tournesols, les vergers d'oliviers, les vignes, chênes verts et autres cyprès, s'étendent à perte de vue. Vous êtes en Drôme Provençale! Dès Montélimar, capitale et patrie du nougat, le climat est plus méditerranéen et les accents se mettent à chanter. Dans les garrigues, on entend les cigales et les sonnailles des troupeaux de chèvres et de moutons. Sur la route qui vous mène vers Buis-les-Baronnies et Montbrun-les-Bains, une brise légère attise le parfum des plantes aromatiques, des senteurs de lavande, de thym, de romarin mais aussi de sauge, de verveine, de coriandre, de basilic, d'anis vert et de menthe poivrée..., de quoi parfumer la France entière. Ici, quelle que soit la saison, vous pouvez parcourir les kilomètres de chemins balisés, à pied, à vélo, à cheval ou avec un âne. En l'air et pourquoi pas les pieds dans l'eau, il existe de multiples activités pour découvrir toutes les beautés de la Drôme Provençale. Le tout nouveau Parc naturel régional des Baronnies provençales est le lieu idéal pour cela.

rené barjavel

La Scourtinerie

Fondée en 1882, à Nyons en Drôme provencale, par Ferdinand et Marie Fert, cette entreprise familiale a su traverser le XXème siècle. Elle est aujourd'hui dirigée par Frédérique et Arnaud Fert, les petits-enfants des créateurs.

 

La différence entre Nyons et le Paradis, c'est qu'on y est bien vivant."

BIOGRAPHIE :

René Barjavel est un écrivain et journaliste français, principalement connu pour ses romans d'anticipation. Certains thèmes y reviennent fréquemment : chute de la civilisation causée par les excès de la science et la folie de la guerre, caractère éternel et indestructible de l'amour (Ravage, Le Grand Secret, La Nuit des temps, Une rose au paradis). Son écriture se veut poétique, onirique et parfois philosophique. Il fait également des incursions dans la littérature plus traditionnelle, avec un roman comme les Chemins de Katmandou, ou dans l'univers des légendes arthuriennes avec l'Enchanteur.Il a aussi abordé dans de remarquables essais l'interrogation empirique et poétique sur l'existence de Dieu (notamment, La Faim du tigre), et le sens de l'action de l'homme sur la Nature. Il fut aussi scénariste et dialoguiste de films. On lui doit en particulier le scénario du Petit monde de Don Camillo.Fils du boulanger Aimé Henri Barjavel, petit fils de paysans, René Barjavel perd sa mère, Marie Lydie Paget, veuve d’Émile Achard, en 1922, qui souffrait de la maladie du sommeil depuis 1919. Il fait ses études au collège de Nyons en 1922 puis à celui de Cusset dans l’Allier en tant que pensionnaire.Après le bachot en 1927, il fait de nombreux métiers pour gagner sa vie : pion, employé de banque, conférencier. Il débute à dix-huit ans dans le journalisme au Progrès de l’Allier, à Moulins. Il publie le texte d’une de ses conférences Colette à la recherche de l’amour. Il devient en 1935 secrétaire de rédaction de la revue Le Document, puis chef de la fabrication des éditions Denoël.Puis il devient critique cinématographique, caporal-cuistot pendant la Seconde Guerre mondiale et créateur de 'L' Écho des Étudiants' à Montpellier. De retour à Paris, à la fin de 1940, il fait paraître plusieurs de ses romans, tous dans un style différent.

patrimoine

La Drôme Provençale est riche d'un patrimoine aux mille facettes et de trésors architecturaux : châteaux, villages perchés, églises, tours et autres abbayes … Idéal pour les amateurs de monuments historiques, de calades ou de petit patrimoine.

Dans le Pays de Nyons, partez à la découverte d'un métier méconnu, de vieilles pierres , d'artisanat en visitant les villages et édifices témoins de l'Histoire et en parcourant, à votre guise, gorges, collines et montagnes, où les amoureux du passé, de la nature, du dépaysement peuvent trouver un petit coin de paradis sur terre.
Loué par tant d'écrivains célèbres, la tradition, la culture et le plaisir des sens vous donnent rendez-vous.

Flâner sur les marchés provençaux, c’est une expérience originale à la rencontre de notre terroir. En Drôme provençale, il y a autant de marchés que de jours de la semaine. Ils s’installent dans nos jolis villages, les animant de leurs étals colorés et parfumés. Comme une invitation à la découverte d’un patrimoine riche de saveurs, ils sont aussi l’occasion de goûter un peu l’art de vivre au Sud. Fruits et légumes de saison, olive et huile d’olive, fromages et notamment le Picodon de Saint Fé, miel, confitures, ail, fleurs … L’hiver, vous pouvez même dénicher le diamant noir à Richerences!

les marchés

Le picodon

Sympathique et odorant fromage de chèvre, le picodon est un fromage à pâte molle, non pressée et fabriqué dans le respect de la tradition artisanale. Le fromage est séché et affiné pendant au moins 12 jours. S’il est affiné plus d’un mois et lavé plusieurs fois, il est dit méthode « Dieulefit ». Depuis 1983 il bénéficie de l’AOP « Picodon de la Drôme »

Crémeux ou piquant, macéré dans l’huile d’olive ou aromatisé aux herbes, le picodon fait le bonheur des gourmands et gourmets. Il s’accompagne aisément avec un verre de vin rouge de notre terroir. Plusieurs fêtes lui sont même dédiées « la fête du Picodon » qui se tient chaque année à Dieulefit et celle à Saou.

 

 

condorcet

Condorcet est un village d'environ 500 habitants. Il se situe à une dizaine de kilomètres au nord-est de Nyons et bénéficie d'un climat doux et tempéré. Etant en moyenne montagne (350 m d'altitude), il est protégé du mistral.

Bouger

Paysages authentiques, climat doux et ensoleillé, sites naturels et préservés...Le Pays de Nyons mais également la Drôme provençale, se prêtent idéalement à la pratique des activités de pleine nature. De quoi assouvir vos envies d'air pur et de sensations. Le territoire des Baronnies présente un grand intérêt paysager et naturaliste de par sa double appartenance au domaine montagnard et méditerranéen. A pied, à vélo, à cheval, ou en prenant un peu de la hauteur en testant le parapente ou la via ferrata, le Pays de Nyons sera votre nouveau terrain de jeu....

LA VIGNe

Nous avons la chance d’être au coeur de vignobles enchanteurs offrant ces vins  que le monde entier nous envie (je n’ai pas peur des mots).

Des Côtes du Rhône, des crus de Vinsobres, le vignoble de Grignan-les-Adhémar et des Coteaux des Baronnies, les vins de la Valdaine et du Comté de Grignan. D’ailleurs, une université du vin est établie dans le château de Suze-la-Rousse.
 

La Drôme Provençale forme l’accord parfait entre la viticulture française du nord et celle du sud nous gratifiant ainsi d’une gamme de vins très variée : vins tranquilles, vins effervescents, Apellations d’Origine Controlée & vins de Pays. Chacun porte le parfum de son terroir.
Les vestiges archéologiques témoignent que la viticulture, véritable tradition, a façonné le paysage dès le 2e siècle après J-C. Aujourd’hui ce sont pratiquement 18 700 hectares qui couvrent la Drôme avec une production moyenne de 900 000 hectolitres.
La production est répartie en vins AOC (75%) et Vins de Pays ; les vins de table n’en représentent qu’une partie minime.

Les productions se déclinent en rouges, rosés & blancs. Les cépages les plus utilisés sont la syrah, le grenache, le mourvèdre, le cinsault, le carignan et le marselan pour les rouges. Pour les blancs, ce sont essentiellement le viognier, la roussanne, la marsanne, la clairette, le bourboulenc et le grenache blanc.

 

 

 

De très nombreux domaines accueillent les visiteurs pour une dégustation de leur production, mais également une découverte de leur vignoble et leur savoir-faire viticole.

 

La Lavande

"Ici la lavande embaume ciel et terre, elle se joue de l'ombre et de lumière"

Jean giono.

Histoire

 

LAVANDE vient du latin «LAVARE» qui signifie LAVER, PURIFIER
Son nom latin « Lavandula Angustifolia » fut donné au moyen âge par le naturaliste suédois Karl von Linné inspiré du latin « lavare » signifiant laver, purifier et Angustifolia signifiant feuilles étroites. (LAVARE, en référence à l’utilisation très ancienne de la plante dans les sels de bains, les baumes et les parfums).

 

La lavande vraie est vraissemblablement originaire de Perse.

J'ai trouvé plusieurs versions de son arrivée en Provence... Tantôt implantée par les phocéens vers 500 avant Jésus Christ ou par les romains il y a 2000 ans. Une chose est avérée, lorsqu'elle s’installe en Provence, la Lavande bravant les éléments, (vent, sécheresse, intempéries) pour fleurir un peu partout dans les collines et sur les plateaux.

Les romains parfument linge et bains, jouissant pleinement des qualités aromatiques de la lavande. Les Lavandières purifient le linge en mariant la lavande à l’eau savonneuse. Au Moyen âge, les moines Bénédictins, étudient les bienfaits thérapeutiques de la lavande. Elle lutte contre les épidémies de pestes grâce à son pouvoir désinfectant, jusqu’à la première moitié du XVIIe siècle.

La distillation de la lavande, héritage d’un savoir-faire ancestral est à son apogée à la fin du Moyen âge.

Le pouvoir antiseptique de l’huile essentielle de lavande est étudié au XVIe siècle dans les facultés de Montpellier et Marseille. La lavande est pulvérisée dans les hôpitaux français afin d’endiguer les infections microbiennes et fongiques.Abandonnée avec l’apparition de la chimie, elle est aujourd’hui reprise par différents hôpitaux.

La plante est passée au 20ème siècle de la culture familiale à la culture intensive.

La Plante

 

La lavande est une plante de la famille des lamiacées comme le thym, la menthe, le romarin, la sauge, le basilic...
D’une hauteur de 60 cm couleur bleue, violette, elle possède une huile essentielle d’une fragrance herbacée, fraiche et délicate.

 

La lavande est une plante vivace aromatique  qui compte 28 espèces dont les deux plus réputées sont la Lavande fine et le Lavandin. La lavande fine est la plus appréciée au monde pour la qualité olfactive de son huile essentielle. Spécificité française, sa culture représente 50% de la production mondiale actuelle.

 

Entre le 1er juillet et le 15 août selon son altitude, la lavande sauvage est coupée manuellement alors que la lavande de culture, mécaniquement

Les périodes de floraison

Le climat, élément déterminant de la récolte de lavande

 

La cueillette de la lavande obéit à des règles climatiques précises. Elle dépend de l'hygrométrie, c'est-à-dire de l'humidité de l'air. En clair, une longue période sans pluie peut avancer la récolte de quelques jours, alors qu'un orage peut la retarder d'autant. N'hésitez pas à vous renseigner auprès des offices de tourisme des zones dans lesquelles vous souhaitez vous rendre.

La période de floraison de la lavande s'étend de mi-juin à fin août.

Elle varie en fonction des variétés de lavandes, du climat, de l'altitude et de la latitude. La météorologie locale est également un facteur déterminant pour la cueillette.

 

En Drôme provençale : la floraison du lavandin débute mi-juin, en plaine, dans la région de Grignan et du Tricastin. Elle se poursuit jusqu'à mi-juillet dans les secteurs les plus élevés (Vinsobres, Roche Saint-Secret).

Propriétés

Depuis des millénaires, la lavande parfume, désinfecte, cicatrise, calme, stimule, tonifie, régularise… Et bien avant qu’on pense à créer des sels de bain, des déodorants, des insecticides protégeant les vêtements ou assurant « la mort parfumée des poux », la lavande servait aux Romains à préparer leurs bains.

En effet, les fleurs de lavande séchées sont très résistantes et conservent leur arôme très longtemps ; on l’utilisait sous forme d’huile pour badigeonner le bois des lits afin de chasser les punaises et on l’appliquait sur la tête des enfants pour tuer les poux et leurs lentes… Un autre usage très ancien consistait à mettre de la lavande dans l’eau du bain pour son parfum et ses propriétés antiseptiques et calmantes.

Distillation & Huile essentielle


La distillation à la vapeur d’eau des sommités fleuries est un art, exigeant un savoir-faire précis. Pour que la plante offre la totalité de ses constituants biochimiques, la distillation se doit d’être lente et complexe.

L’olive & l’huile d’olive de Nyons

 

Arbre à feuilles persistantes, vertes d’un côté, grises de l’autre, l’olivier, arbre symbole de la Provence, crée d’extraordinaires paysages dans les Baronnies Provençales.  La tanche, ou olive noire de Nyons, variété produite exclusivement dans l’aire d’appellation, se récolte de décembre à janvier, elle est alors arrivée à pleine maturation, voire même en légère sur-maturation. De verte, elles est devenue bleuâtre, et légèrement ridée par les premiers frimas de l’hiver. Portées au moulin, les grosses olives sont confites et les petites vont au pressoir pour donner l’huile d’olive de Nyons : un pur jus de fruit bénéficiant d’une AOP, il faut compter environ 5 kgs d’olives pour obtenir 1 litre d’huile.

Olives et huile d’olives de Nyons, mais aussi tapenade, se retrouvent sur les étals des marchés de la Drôme Provençale, mais aussi dans les coopératives et chez les oléiculteurs eux-mêmes qui ne manquent pas de présenter leur savoir-faire à leurs visiteurs.

 

La Route de l'Olivier

Réalisation : André Servan, mon père!!!

L’olivier est présent en Drôme Provençale et plus particulièrement dans les Baronnies Provençales depuis deux mille ans, gage que nous sommes bien ici en Provence ! La variété produite à Nyons est la Tanche, une olive grosse, ronde, noire et légèrement ridée. L’olive et l’huile d’olive de Nyons bénéficient d’une AOP, et c’est en parcourant les marchés, en visitant des domaines oléicoles ou encore en vous rendant dans des coopératives que vous pourrez vous les procurer et ainsi découvrir leurs saveurs si particulières. Ne manquez pas durant votre séjour de savourer une délicieuse tapenade, spécialité à base d’olives noires de Nyons, et pourquoi pas de ramener la recette chez vous …

Produits oléicoles
 

L'huile d'olive et l'olive noire de Nyons, variété Tanche, ont été les premières à disposer d'une Appellation d'Origine Contrôlée en 1994. La zone d'appellation s'étend sur une cinquantaine de communes soit environ 230 000 pieds d'oliviers de la variété "Tanche", spécifique aux Baronnies qui est le verger le plus septentrional de France. Les olives sont récoltées mûres, donc noires entre décembre et janvier.  L'olive de Nyons est grosse, ronde, légèrement ridée par les premiers froids et la sécheresse de l'air. Les fruits de gros calibre sont destinés à la dégustation, les plus petits servent à la fabrication de l'huile. L'huile d'olive du nyonsais est élaborée uniquement à partir d'olives de Nyons pressées directement après la cueillette (2 ou 3 jours au maximum). Elle est particulièrement fruitée et developpe un arôme de pomme verte, d'herbe fraîchement coupée ainsi qu'un parfum de noisette ou d'amande.

CLIMAT DE NYONS

Un climat réputé dans toute la France

 

La ville de Nyons bénéficie d'un climat tempéré chaud mais surtout, selon moi, d'un climat privilégié!! Nyons est nichée au cœur d'une cuvette naturelle qui la protège. Située entre des contreforts calcaires alpins et une zone collinaire, Nyons est au point de rencontre de la vallée et de la plaine. Le site bénéficie d’un climat méridional à fort caractère méditerranéen.

Altitude de 270 m, l’enneigement y est presque inconnu et le brouillard inexistant.Le climat local est caractérisé par un important taux d’ensoleillement, une siccité de l’air et des hivers très doux.
Altitude, insolation annuelle, température moyenne, enneigement....Toutes ces caractéristiques ont valu à la ville le surnom de «Petit Nice».

 

L'ensoleillement annuel

L'ensoleillement est important, 2 752 heures par an, ce qui fait que Nyons est plus ensoleillée que Bordeaux, Toulouse ou Montélimar et autant que Montpellier ou Nice.

Le vent

A quelques kilomètres de nous, le vent peut vous arracher la tête, à Nyons, on est protégé!

Grâce à son environnement montagneux, Nyons est protégé du Mistral et bénéficie de la présence du Pontias, vent d’est d’origine alpestre, qui contribue à la pureté de l’air en toute saison. Cette position, en retrait de la vallée du Rhône, met la cité hors des pollutions industrielles et des nappes de brouillard.

 


Une spécificité locale : le Pontias ! Un vent qui souffle régulièrement de 10 heures du soir à 10 heures du matin. Ce vent, froid l’hiver mais rafraîchissant l’été, permet à la ville de bénéficier d'une pureté de l'air exceptionnelle particulièrement recommandée pour les personnes qui souffrent de déficiences respiratoires. Cela a permis l'installation de l'Atrir, clinique spécialisée pour les insuffisances respiratoires.

 

Nyons jouit d’un microclimat qui s’observe sur la végétation de type méditerranéen : oliviers, lauriers roses, lavandes, thym, figuiers, romarins, mimosas…

 

Château de Grignan

Un palais Renaissance et classique

 

Au cœur de la Drôme provençale, dominant plaines et montagnes, le château de Grignan est bâti sur un promontoire rocheux surplombant le village. Témoin de l’architecture Renaissance et du classicisme français, l’édifice a connu une histoire mouvementée. Château fort mentionné dès le 11e siècle, il est transformé à la Renaissance en une prestigieuse demeure de plaisance par la famille des Adhémar. Au 17e siècle, la marquise de Sévigné y séjourne auprès de sa fille Françoise-Marguerite. Démantelé à la Révolution puis reconstruit au début du 20e siècle, il appartient depuis 1979 au Département de la Drôme qui poursuit un programme ambitieux de restaurations et d’acquisitions. Classé Monument historique en 1993 et labellisé Musée de France, le château de Grignan offre aux visiteurs de précieux témoignages sur l’art de vivre à différentes époques. Ce lieu enchanteur sert également de cadre à une programmation culturelle tout au long de l’année.

 

Un panorama unique

 

Situé au sud-est de Montélimar, le village de Grignan marque une frontière entre le nord, constitué de bois de chênes et de pins, de landes couvertes de genêts, et le sud où dominent lavande et vigne. La charmante petite cité qui a conservé sa forme médiévale épouse le contour d’un promontoire rocheux de 33 mètres que couronne le château. On y accède par des ruelles escarpées, après avoir admiré le beffroi du 14e siècle et de très belles maisons du 15e siècle. Parvenu au sommet, le visiteur découvre à la fois la majesté d’une architecture Renaissance et un panorama somptueux où se dressent au loin la montagne de la Lance, le Mont Ventoux et les Dentelles de Montmirail. Les célèbres terrasses du château offrent un point de vue remarquable sur le nord de la Provence.

Dans une lettre du 13 juillet 1689, Madame de Sévigné écrivait à sa fille : Il est même agréable de n’être point tentée de quitter vos belles terrasses. (…) Toutes vos vues sont admirables ; je connais celle du Mont Ventoux. J’aime fort tous ces amphithéâtres, et suis persuadée, comme vous, que si jamais le ciel a quelques curiosités pour nos spectacles, ses habitants ne choisiront point d’autre lieu que celui-là pour les voir commodément, et en même temps, vous en aurez un le plus magnifique du monde, sans contredit...

 

Biographie

 

Marie de Rabutin-Chantal est née le 5 février 1626 place Royale dans le Marais à Paris. Orpheline à 7 ans, elle est élevée par son oncle, Philippe II de Coulanges. Elle reçoit une éducation libre et moderne, lit des auteurs contemporains et se forme l’esprit en pratiquant la conversation. A dix-huit ans, Marie de Rabutin épouse Henri de Sévigné, issu d’une grande famille de Bretagne. De ce mariage naissent deux enfants, Françoise-Marguerite et Charles. Son mari meurt lors d’un duel en 1651.  Madame de Sévigné s’installe à Paris et participe à la vie mondaine. Appréciée pour sa beauté et son esprit, elle est invitée à Versailles avec sa fille Françoise-Marguerite.

En 1669, sa fille épouse François Adhémar, comte de Grignan. Tous habitent dans le même hôtel particulier dans le Marais, jusqu’au jour où le comte, nommé lieutenant général pour le roi en Provence, quitte Paris. Chagrinée par cette séparation, Madame de Sévigné écrit le 6 février 1671 sa première lettre à sa fille, deux jours après son départ pour rejoindre son mari installé à Aix puis à Grignan.

 

Elle correspond avec elle deux ou trois fois par semaine. De cette déchirure va naître la célèbre et brillante correspondance de la marquise. Installée à l’hôtel Carnavalet à Paris à partir de 1677, elle voyage régulièrement pour retrouver ses terres, sa famille ou ses amis. Elle séjourne en Bretagne au château des Rochers, à Livry dans l’abbaye de son oncle l’abbé de Coulanges, en Bourgogne au château de Bourbilly et en Provence pour retrouver sa fille. Madame de Sévigné fait trois séjours au château de Grignan, d’une durée totale de quatre années : le premier entre juillet 1672 et octobre 1673 ; le second entre octobre 1690 et décembre 1691 ; le troisième entre mai 1694 et avril 1696. Elle partage la vie familiale et sociale des Grignan et découvre la Provence. Elle meurt le 17 avril 1696 au château de Grignan ; elle est inhumée dans le caveau des Adhémar de la collégiale Saint-Sauveur. Françoise-Marguerite aura trois enfants dont Pauline, future marquise de Simiane qui jouera un rôle important dans la diffusion de la correspondance de sa grand-mère.

 

Un lieu, une histoire

 

Situé à un carrefour stratégique, le site fut occupé dès la préhistoire. Plus tard, aux temps troublés des invasions, il devient une place forte. Il ne reste rien de l’antique oppidum, lieu de refuge public ; pas davantage du château du 11e siècle et très peu de celui du 13e siècle qui a perdu petit à petit sa fonction défensive, même si la puissante famille des Adhémar de Monteil, maîtresse des lieux depuis 1239, en renforce les défenses. Mais au 15e siècle, on abat les crénelages du donjon. Les temps sont plus sûrs et la place forte se transforme en château d’apparat.

C’est un peu plus tard, à l’époque de Gaucher Adhémar puis de son fils Louis, que Grignan connaît son apogée. Gaucher, époux de Diane de Montfort, issue du royaume de Naples, est un personnage fort important qui cumule les titres de baron, de duc et de comte. Son fils Louis, ami intime de François 1er qu'il recevra d’ailleurs au château en 1533, est plus puissant encore. Gentilhomme ordinaire de la chambre du roi, ambassadeur de la Diète de Worms, gouverneur de Provence, il est aussi lieutenant-général du roi au gouvernement du Lyonnais, du Forez et du Beaujolais. Il lui faut donc une demeure à la hauteur de son prestige.

 

A la mort de Louis en novembre 1558, ses titres et possessions échoient à la famille de Castellane, elle aussi extrêmement prestigieuse puisque François de Castellane-Ornano Adhémar de Monteil de Grignan fut durant un quart de siècle lieutenant général de Provence, représentant de Louis XIV et à ce titre un véritable « vice-roi ». En 1669, en troisièmes noces, il épouse Françoise-Marguerite, fille de la marquise de Sévigné dont les lettres rendront le lieu célèbre. Une véritable cour s’y tient alors, on mène très grand train. Un peu trop sans doute, puisqu’à la mort de François de Grignan en 1714 la famille est en faillite.

C’est le début de la décadence. Les terres et le château passent de main en main : celles de Pauline de Simiane, fille du comte, celles de Jean-Baptiste de Félix du Muy en 1732, celles du baron de Saint-Mesmes. La Révolution éclate alors. Son propriétaire ayant été dénoncé à tort comme émigré, le château voit son mobilier et ses œuvres d’art pillés ou vendus. En 1794 la façade sud est détruite. Le monument, alors même que les premiers visiteurs, lecteurs de Madame de Sévigné, s’y rendent en pèlerinage, est en ruine.

Les lieux sont à l’abandon jusqu’en 1838, année où un citoyen aisé de Grignan, Léopold Faure, rachète l’édifice. Il entreprend de réparer, consolider ce qu’il peut des murs et de la toiture, tout en rachetant ici ou là le mobilier qui avait été dispersé. Ce sursis n’est que de courte durée. A sa mort, Boni de Castellane, un dandy célèbre, lui succède, mais c’est pour dilapider à nouveau le patrimoine en partie reconstitué. En fait, il faudra attendre le début du 20e siècle pour assister à la résurrection du château.

Marie Fontaine, riche veuve d’un commissaire de marine, acquiert le château en 1912 et se lance dans un gigantesque chantier de rénovation et de reconstruction. Elle s’entoure de conseillers avisés, d’artisans et d’artistes de qualité. C’est à cette initiative providentielle que l’on doit le château tel qu’il est aujourd’hui.

Château de Suze la Rousse

Une forteresse médiévale

 

Édifiée sur un promontoire rocheux, la forteresse médiévale de Suze-la-Rousse est un spectaculaire ouvrage militaire protégé par des tours et un rempart. Elle est transformée au 16e puis au 18e siècle en une grande demeure. A l’austérité des défenses extérieures, qui dominent puissamment le village fortifié, s’opposent les façades Renaissance de la cour d’honneur, ainsi que la richesse intérieure des peintures, stucs et gypseries des salons.

Aux abords du château, classé Monument historique, s’étend la garenne, un vaste espace boisé où s’élèvent encore les murs d’un jeu de paume du 16e siècle, d’un pigeonnier et d’une chapelle.
Acquis par le Département de la Drôme en 1965, le château a fait l’objet d’un vaste projet articulé subtilement entre l’histoire du site et le patrimoine vitivinicole dans la Drôme. Un nouveau parcours muséographique a été inauguré au printemps 2013.
Le château accueille également des manifestations culturelles, concerts, spectacles de nouveau cirque.

Depuis 1978, le site abrite l’Université du vin, école de renommée internationale qui propose un large éventail de formations aux métiers de la vigne et du vin. Retrouvez plus d’information sur www.universite-du-vin.com

Terre d'histoire, terre de vigne

 

Le château de Suze-la-Rousse offre un voyage inédit dans le temps et dans l’espace autour de l’histoire, du patrimoine et des activités vitivinicoles dans la Drôme.

Situé au premier niveau du château, le parcours de visite permet de découvrir d’une part l’architecture et les décors re­marquables de cette forteresse médiévale réaménagée à la Renaissance en demeure de plaisance, d’autre part l’univers du vin et de la vigne à travers une approche pluridis­ciplinaire croisant arts et arts décoratifs, archéologie, histoire, ethnologie, écono­mie, formation et métiers du vin. Ce projet s’est développé en complémentarité avec les activités de formation et d'enseignement de l'Université du vin installée au château, dans l'objectif de valoriser la place de l'œnotourisme sur ce terroir de vignes, de connaissances et de patrimoine.

Château des Adhémar

Un lieu historique dans l'air du temps

 

Situé à l’emplacement d’une ancienne motte castrale fondée par la famille des Adhémar au 10e siècle, ce palais médiéval a été bâti par la même famille au 12e siècle. Il porte le nom d’une lignée  prestigieuse en Provence et en Dauphiné, dont les représentants furent seigneurs de Montélimar pendant plusieurs siècles.

Le site est composé d’un logis seigneurial, d’une chapelle romane, d’une tour carrée et d’une enceinte fortifiée surmontée d’un chemin de ronde. Au fil des siècles, les bâtiments ont connu de nombreuses fonctions : palais, citadelle, prison, lieu culturel public.

Ce monument historique classé, propriété du Département de la Drôme, fait l’objet de restaurations successives puis est ouvert au public en 1983. Depuis 2000, il accueille un  centre d’art contemporain qui développe une programmation ambitieuse d’expositions temporaires, accompagnée d'actions culturelles et d'une mission d’éducation artistique dans et hors les murs. Le lieu se prête également à l’accueil de spectacles, rencontres et conférences tout au long de l’année.

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